Exposition Icare

Les ailes, comme découpées dans la couleur, attendent leur Icare…

Icare et les soleils

exposition Icare, le voyage infini
exposition art contemporain

Des soleils comme des serrures qui ouvrent vers un ailleurs…

Virevolter dans le vent, planer au dessus des océans. Éviter la brûlure des Dieux. Ne pas tomber dans l’abîme.

Rester en dehors du noir, la couleur tenue en drapeau comme une source de jouvence, comme un voyage infini vers mille et un soleils.

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Il était une fois...

Icare et Dédale

A la cour du roi Minos, Dédale n’est pas seulement un grand architecte, il est aussi un inventeur de génie. C’est lui qui a construit l’étrange vache de bois dans laquelle s’est dissimulée la reine Pasiphaé pour approcher le taureau qu’elle aimait. Mais cette invention là, Minos ne la lui a pas pardonnée. Il n’a jamais pardonné à Dédale d’avoir rendu possible la naissance du Minotaure. Aussi, à peine Dédale a-t-il fini de construire le labyrinthe, où est enfermé le monstre, que Minos l’y fait jeter ainsi que son fils, Icare.

Voici Dédale prisonnier de sa propre invention. Impossible, même en en connaissant les plans, de s’évader du labyrinthe. Minos a fait boucher toutes les issues. Mais Dédale ne perd pas courage. Il vient d’avoir une nouvelle idée. Le voilà qu’il fabrique des ailes. Avec de la cire il se les fixe sur les épaules et tout le long des bras, jusqu’au poignets. Puis, il fait la même chose à Icare.

Et voici qu’ils prennent leur envol. Dédale et Icare réalisent l’un des plus vieux rêve de l’homme : ils volent… Adieu le labyrinthe infernal. Les voici au-dessus des vagues et des grands fonds marins. Que de beautés !

Dédale a prévenu Icare : il ne faut pas s’élever trop. Il ne faut pas s’approcher du soleil. Mais Icare aime tant ce jeu. Il se sent si heureux. Le voilà grisé de hauteur et d’air pur. Alors, il continue à monter. Il survole les nuages, là où le ciel est toujours bleu. Le vent lui siffle aux oreilles. Il n’entend plus Dédale, son père, qui lui crie de redescendre. Il a oublié ses recommandations. Il vole…

Icare s’est approché du soleil. Comme il est fier : seuls les dieux peuvent voir le soleil d’aussi près. Ne sait-il pas que « seul le soleil et la mort ne peuvent se regarder en face « ? Sa hardiesse va lui coûter cher. Déjà, sous l’effet de la chaleur, la cire de ses ailes se met à fondre. Une à une, les plumes se détachent de son corps. Icare tombe. Il tombe en vrille, de plus en plus vite. Sa chute est vertigineuse. Il n’est plus qu’un petit point au-dessus de l’océan. Et il s’y enfonce pour y disparaître à jamais.

L’histoire d’Icare raconte que l’on peut tomber très bas, même lorsqu’on se croit parvenu au sommet. C’est cela aussi qu’incarne Icare qui reste le symbole des projets trop ambitieux.

Bibliographie :Florence Noiville, 2000. La mythologie grecque. France : Actes Sud.